Comment protéger ses biens en cas d’inondation

Sac anti-inondation

Grâce à votre ERNMT, vous avez découvert que votre bien était situé en zone inondable, mis à part les travaux rendus obligatoires par le règlement des Plans de Prévention des Risques, il existe plusieurs moyens de protéger votre bien. Ces moyens ne sont pas infaillibles mais ils peuvent vous permettre de limiter les dommages sur certains de vos biens.

Dans un premier temps, le moyen le plus sûr reste le déplacement de ces biens dans un endroit sec (à l’étage ou en dehors de la zone inondable), mais cela n’est pas toujours possible. Dans le cas où vous êtes dans l’impossibilité de les déplacer, des systèmes de barrières sont susceptibles de les protéger.

N’oubliez pas que la mise en place de ces mesures peut prendre un certain temps. Très souvent, elles ne sont efficaces que pour les inondations dont la montée des eaux est lente.

Voici donc un passage en revue (non exhaustif) des principales mesures de protection contre les inondations :

Le bâchage :

On n’y pense pas assez souvent, mais une bâche est parfaitement à même de protéger un meuble. Evidemment, elle doit être parfaitement positionnée pour s’avérer véritablement efficace.

  • Facilité de mise en œuvre : simple
  • Coût : peu cher
  • Limite de la mesure : il s’agit d’une mesure exclusivement individuelle, elle ne peut servir qu’à protéger des meubles ou des appareils électriques ; elle ne protégera ni les murs, ni les sols.

Les sacs de sable :

Il s’agit de mettre des sacs remplis de sable à plat, en quinconce, dans le sens de la longueur par rapport au sens d’écoulement prévisible de l’inondation. La barrière ainsi formée permet de limiter la pénétration de l’eau et de la filtrer le cas échéant si une pollution était à déplorer. Les sacs de sable sont envisageables pour l’obturation des ouvertures (porte d’entrée, baie vitrée, portail, etc.)

  • Facilité de mise en œuvre : difficile
  • Coût : variable
  • Limite de la mesure : elle peut servir à obstruer les entrées mais également à endiguer une maison, voire un ensemble immobilier.

Les sacs absorbants :

Ces sacs absorbent l’eau et servent de remparts pour l’endiguer et la canaliser en cas d’inondation. Ils présentent un avantage notable en termes de manipulation et de stockage (poids passant de 400g en moyenne avant utilisation à 20kg après). Le prix est néanmoins environ deux fois plus élevé qu’un sac de sable.

  • Facilité de mise en œuvre : simple
  • Coût : moyen
  • Limite de la mesure : même remarque que pour les sacs de sable.

Les murets amovibles :

Les murets amovibles se présentent sous la forme de petits panneaux que l’on place devant les ouvertures pour éviter que l’eau entre. Il est possible de lier plusieurs de ces murets en fonction de la taille de l’ouverture. Attention toutefois, il faut s’assurer que les plus hautes eaux connues ne puissent pas dépasser la hauteur de l’équipement.

  • Facilité de mise en œuvre : simple
  • Coût : élevé
  • Limite de la mesure : quand plusieurs panneaux sont liés, les murets amovibles peuvent servir à protéger une habitation complète, voire un ilot urbain.

Les barrières souples :


Les barrières souples sont des toiles qui forment un barrage au fur et à mesure que l’eau monte. Elles sont généralement utilisées pour protéger des grands ensembles (quartier, immeuble) mais également pour se protéger de manière individuelle.

  • Facilité de mise en œuvre : simple
  • Coût : élevé
  • Limite de la mesure : les barrières souples peuvent servir à protéger une habitation complète, voire un ilot urbain.

Ce qu’il faut retenir :

Comme l’indique cette liste, il existe des protections efficaces contre les dégâts d’une inondation, même si le moyen le plus sûr reste le déplacement des objets en dehors de la zone inondable. En effet, l’efficacité de ces protections est assujettie à plusieurs conditions : vitesse de la montée des eaux, du courant, hauteur maximum de la submersion, type de construction, âge de la construction, etc.

Toutes ces mesures ont différents niveaux d’utilisation, tout dépend de ce que vous voulez protéger : s’il ne s’agit que de quelques biens et que vous préférez une protection simple, choisissez la bâche (peu coûteuse, elle vous offrira une protection simple mais efficace pour quelques éléments) ; par contre si vous préférez protéger votre bâtiment en entier, voire un ensemble (immeuble, ilot urbain), choisissez une des autres protections en fonction de la règlementation, de votre budget, ainsi que de la facilité de mise en œuvre.

Mais sachez toutefois que dans la majorité des cas des infiltrations sont susceptibles de se produire à l’intérieur du bâtiment, que ce soit en raison d’une remontée de la nappe phréatique ou d’un léger défaut du système de protection. Prévoyez donc toujours un moyen d’évacuer les eaux résiduelles (seau, pompe, etc.).


Publié par pour Preventimmo
A propos de l'auteur

Damien Alluin

Diplômé d'un Master 1 "Lettres modernes" spécialité "histoire de l'orthographe", Damien Alluin est en charge de la complétude des données d’urbanisme et de la correction des articles du blog.


2 Commentaires

  1. Bonjour,

    Nappe phréatique :

    quelle est la distance minimale indispensable, ou tolérée de la nappe phréatique par rapport à un sol de maison pour éviter d’être inondé en cas de débordement, crue, … par exemple en bord de Loire, entre Angers et Saumur ?

    merci d’avance pour votre réponse